je.love.hubert - http://je.love.hubert.cowblog.frJe love Hubert.CowblogfrFri, 27 Apr 2012 12:15:47 +0200180http://je.love.hubert.cowblog.fr/article-3182585.htmlhttp://je.love.hubert.cowblog.fr/images/P1120299.jpg

C'est tout de même fascinant que Cow' puisse t'aider à choisir ta mutuelle dentaire (oui, il existe des blogs pour ça.) Mais cette plateforme recèle encore bien plus de fabuleuses trouvailles comme Mademoiselle Kyra. Non pas que je la compare à une complémentaire santé, quoi que... Elle est un tel concentré de bonne humeur, je suis certaine qu'elle assure ton bien être.
C'est comme quand tu vas au Starbucks pour prendre une Mangue Passion Frappuccino alors qu'il fait 30°C dehors : c'est doux, c'est frais, apaisant, tout simple. Voila, c'est cet effet Frappucino qui perdure même des jours après notre rencontre ; qui me fait sourire même de retour dans la Capitale. Dans cette ville sauvage on oublie qu'il est encore possible de faire de belles rencontres, pleines d'altruisme et de gentillesse. Merci de m'avoir donné de ton temps autour d'un maxi cookie et merci pour cette bienveillance toute spontanée qui fait un bien fou !

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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3182585.htmlFri, 27 Apr 2012 12:15:00 +0200http://je.love.hubert.cowblog.fr/article-3182585.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/ca-t-derange-pas-si-on-a-un-accident-de-voiture-3181566.htmlCa t'dérange pas si on a un accident de voiture ?http://fc03.deviantart.net/fs71/i/2012/058/1/c/yellow_car_by_loui36-d4r526c.jpg
by Loui36


Je me suis plongée dans la confection d'un habillage brins d’herbes et petits papillons plutôt que de ressasser mon samedi après-midi. Mais j'ai envie de bavarder. Extérioriser.
J’aime pas qu’on me dise que j’ai fait ma bonne action. J’ai rien pu faire, point.

Merci encore petite Sorcière d’avoir tant maudit la fille qui devait m’accompagner. Samedi matin je reçois un sms me disant qu’elle vomit ses tripes. Une gastro ne prévient pas certes, mais la coïncidence m’a paru étrange. Du coup l’enfant sensible est partie seule. Plus de 2h de trajet avec cette appréhension clouée au ventre. Je cherchais les mots, quoi lui dire et ne pas dire aussi, et puis tout s’est envolé quand je l’ai vu à la gare. J’ai reconnu sa démarche, c’est tout. Il flottait dans ses vêtements, il était livide, le regard maladif. Je n’ai pas voulu croire à ses coutures sur le crâne. C’est comme dans les films : c’est pas du vrai et ça fait pas mal. On s’est longuement baladé et il m’a beaucoup parlé de ses souvenirs d’enfance, chose que j’ai trouvé complètement inattendue. Il m’a emmené dans les endroits où il jouait avec ses amis. Des endroits escarpés parfois, qu’il s’est entêté à vouloir traverser, peut-être pour oublier un corps qui l’emprisonne depuis des mois. J’ai bien cru qu’il allait me faire un malaise cet idiot. C’était affolant, il n’articulait plus ses mots, son équilibre était douteux, ses yeux vides mais il avançait comme si de rien n’était. J’avais le palpitant qui déraillait, les minutes me paraissaient interminables. J’ai surveillé, j’ai rien dit. J’ai attendu et c’est passé. Je n’étais pas là pour lui rappeler sa maladie. Il s’est mis à me vanner gentiment, plus tard il a chantonné, il est parti dans ses délires. Je me suis définitivement rassurée en constatant qu’il avait besoin d’une simple présence et non pas de quelqu’un qui a les mots qu’il faut. Je crois que tous les deux on a fini par oublier la raison de notre rencontre.
J’ai préféré lui dire franchement que sans la fille qui devait m’accompagner je n’aurais pas pris l’initiative de venir jusqu’à chez lui. C’est pas des collègues de boulot dont tu as besoin, c’est de ta famille et de tes amis. C’est pas mon rôle. Ils sont venus te voir quand même ? Il me répond que sa famille oui. J’ai pas compris, je lui ai fait répéter plusieurs fois. Non, ses amis ne peuvent pas, ils ont cours ou je ne sais quoi d'autre. Ils n’ont pas de temps. Lui, il a du vivre avec l’obsession de savoir combien de temps il lui restait. Peut-être que la question l’effleure encore parfois. Je bouillonnais de colère. Et puis bon, c'est vrai, les gens ont probablement peur de regarder la maladie en face. On ne peut forcer personne.

Maintenant que j'ai bien plombé l'ambiance, je tiens à en ajouter une couche pour éviter toute rupture trop brutale (je prends soin de vous n'est ce pas ?) : France, qu'as-tu fait ?

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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3181566.htmlSun, 22 Apr 2012 23:06:00 +0200http://je.love.hubert.cowblog.fr/ca-t-derange-pas-si-on-a-un-accident-de-voiture-3181566.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/putain-t-es-aussi-grand-qu-t-es-con-3180825.htmlPutain, t'es aussi grand qu't'es con.http://fontanadaily.files.wordpress.com/2010/06/image2.jpg
Cyndi Lauper
 

Qu’il est agréable d’être dans des draps propres après s’être tant fait chier à les mettre. La chambre sent la cannelle. Les voisins ont arrêté de fixer leur putain de parquet à minuit. J’écoute une reprise de 'Shattered Dreams' by Cindy Lauper. J’ai des livres et des chocolats à ne plus savoir quoi en faire. Dans un mois tout pile j’ai 23 ans. J’irai bien cloper. Là, je vous plante le décor

J’avais hâte de vous retrouver. C’est que tout va mieux maintenant. J’ai beaucoup pleuré. J’ai peu dormi. Mes nerfs ont lâché. J’ai dit que j’allais abandonner la Fac à une semaine des rendus, puis j’ai séché mes larmes. J’ai demandé un arrêt de travail et j’ai bossé non-stop. Il y a des revanches dont les personnes concernées n’en ont plus rien à foutre mais qui m’interdisent d’engraisser la communauté des lâches. Je peux à présent vous dire que mon mémoire portera sur les transformations du corps humain en corps végétal dans Les Métamorphoses d’Ovide. Ca, c’est fait. Encore faut-il que j’intègre mon Master 2

J’aurais pu ne pas gâcher mon temps si seulement je l’avais donné aux bonnes personnes. Tant d’heures passées à l’écouter, assise sur ce banc. J’ai regardé chaque jour le printemps pousser aux branches. J’ai enchaîné les clopes pour occuper mon esprit. Elle, son joint au bec, n’a cessé de dramatiser une vie qui pourrait être si simple. Je n’attendais plus que le métro de 15h14 pour mettre un frein à son débit de paroles. Tous les jours la même scène. J’ai espéré qu’elle se réveille. Tu sais, je ne suis pas seulement deux oreilles. J’ai un cœur aussi. Et puis je me suis malheureusement habituée aux clopes à force d’attendre. Par ennui j’ai répondu aux appels de D. sans me rendre compte qu’il s’amusait du pétillement de mon regard et du sourire sur mes lèvres. J’ai joué son jeu en me disant qu’il finirait par dévoiler ce qu’il y a derrière ses provocations. Là aussi je me suis flinguée à attendre. Fatiguée, j’ai contourné son ombre. Il a été la porter vers d’autres. Avec mon orgueil à deux sous, j’ai pensé qu’il resterait près de moi parce que je suis simple et intuitive. Il n’a besoin que d’effleurer les mots, je termine ses pensées. Je sais, c’est tout. J’ai imaginé pouvoir lui apporter quelque chose. J’ai passé du temps à l’apaiser pour sa première année de Master. J’avais tellement plus besoin de réconfort que lui. Ce que j’y gagne, c’est son parfum qui se répand à la table d’à côté, là où les autres s’évertuent à faire de la femme ce que l’on attend d’elle.

Samedi je pars avec la fille et son joint au bec pour rendre visite à notre collègue sous chimio. Ca me rend malade si vous saviez, de le voir lui bien sûr, mais elle surtout. Trop de « Je », de « J’ai » en parlant de sa souffrance. Elle s’est appropriée cette tumeur comme si c’était sa peine. Je sais putain, je sais qu’elle va le voir pour dramatiser un peu plus son existence. Je sais qu’elle va s’en servir. Ca me retourne. Gentiment, elle me fait comprendre qu’il a besoin d’elle parce que ce qu’il vit, ce n’est pas pour une petite fille sensible comme moi. Tu es trop tendre, trop enthousiaste. Dans sa bouche ça claque comme des gifles et ça me fait tout aussi mal. Je me connais, je vais m’écraser, je vais baisser les yeux. Oui, peut-être qu’il a plus besoin de ses mots à elle. Au moins je serai là. Pas besoin de paroles pour ça, je serai là.

M'enfin, il semblerait que ce soit une mode que de se servir des douleurs des autres pour augmenter sa cote de popularité. Et hopla. Ca aussi, c'est fait.

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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3180825.htmlFri, 20 Apr 2012 02:45:00 +0200http://je.love.hubert.cowblog.fr/putain-t-es-aussi-grand-qu-t-es-con-3180825.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/et-elle-qui-ne-s-occupe-que-de-ses-enfants-3173737.htmlEt Elle, qui ne s'occupe que de ses enfants.J. c'est un collègue avec qui je me suis empaillée avant les vacances d'hiver pour qu'il aille voir impérativement un médecin. Ses migraines devenaient de plus en plus violentes et on déconne pas avec les migraines. Depuis je ne l'ai pas revu. Il m'a rapidement prévenu qu'il allait se faire hospitaliser, mais sans plus de précisions.
Ce matin ma supérieure vient me voir paniquée : « J'ai eu un appel de sa mère. Il est de retour chez lui mais il ne va pas mieux. J'ai pas osé poser de questions... » En sortant du travail je l'ai eu au téléphone et il a prononcé le mot que je ne voulais pas entendre : une tumeur. Il a eu droit à une immobilisation de 10 jours, le temps d'une ponction, d'une opération pour enlever la tumeur et d'une rééducation motrice. La tumeur aime visiblement son hôte puisqu'il en reste quelques parcelles et demain il est transféré pour passer une chimiothérapie. « Il paraît que je vais perdre mes cheveux. Mais ça repousse ? Oui ça repousse les cheveux. » Ca m'a marqué sa petite voix d'enfant. J'ai souri. Bien sûr qu'ils vont repousser ! Les cheveux, c'est pas le problème... J'ai rien dit, il n'avait pas l'air au courant et après tout j'aurais très bien pu me tromper. J'ai peur qu'il souffre beaucoup.

Je suis rentrée hébétée à la maison. J'ai sorti des fringues froissées de mon placard et je les ai repassé avec une minutie que je ne me connaissais pas.

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by Michael Kenna
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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3173737.htmlThu, 15 Mar 2012 23:17:00 +0100http://je.love.hubert.cowblog.fr/et-elle-qui-ne-s-occupe-que-de-ses-enfants-3173737.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/alors-alors-tu-n-auras-plus-de-vie-sociale-3172627.htmlAlors... Alors tu n'auras plus de vie sociale ?http://je.love.hubert.cowblog.fr/images/2090171206162713499371186978215417821420875205205n.jpg

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Quelle est cette maladie, cette étrange maladie, que de vouloir faire le bonheur autour de soi avant même de trouver le sien ? Que de vouloir se sacrifier pour un parfait inconnu qui ne fera que gâcher le dernier souffle offert ? S’épuiser à chercher les parades, lire entre des lignes qui n’existent pas, retenir quelques mots au bout de ses lèvres dans l’espoir qu’ils s’étoffent de tendresse avec le temps. « Je les trouve stupides ces filles. » Qu’ai-je osé dire là.

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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3172627.htmlSat, 10 Mar 2012 00:36:00 +0100http://je.love.hubert.cowblog.fr/alors-alors-tu-n-auras-plus-de-vie-sociale-3172627.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/actuellement-je-saigne-du-nez-3172005.htmlActuellement, je saigne du nez.On ne peut pas dire que je manque d’ambition. Je voudrais être partout à la fois : des cours d’histoire de l’art, une formation en ferronnerie, un diplôme de paysagiste, des cours de photographie, documentaliste, salariée à la Ligue Protectrice des Oiseaux, une petit peu d’écologie politique par-ci, de l’anthropologie par-là… Il en manque encore ! Dans mon sens, la curiosité est un vilain défaut. Tout m’intéresse, chaque semaine est une autre histoire, une hypothèse supplémentaire quant à mon avenir professionnel. Les gens ne me suivent plus, moi non plus d’ailleurs. Ils finiront par se lasser comme moi je me lasse, et me riront au nez. « Tu dis, tu dis, tellement de choses ! Mais que fais-tu ? » Oh vous savez, je contemple le bonheur des autres comme une œuvre entre quatre parois de verre. C’est une sensation très étrange que de se manger une torgnole et d’être heureux tout à la fois. Le bonheur. C’est une heure qui n’a pas encore sonné, figée dans une montre à gousset que je retourne en tout sens, change de main, ouvre et referme, en attendant un tic ou un tac. Il n’est pas encore temps pour moi, je ne suis pas prête à le recevoir. Je suis trop petite et je fais pleins d’enfantillages. Je m’amuse de l’effeuillage du calendrier, des pages blanches comme des nuits. Des choses sérieuses en somme. Mes horizons ne sont plus qu’étendue d’eau salée imaginaire ou terre agricole qui ne demande qu’à enfanter. J’essaie de ne pas avoir peur ici, mais du coin de l’œil je m’assure que le sol est toujours fertile, que les feuilles verdissent et que les oiseaux s’égosillent. Il y a un flot de palpitations dehors qui ne demandent qu’à être écoutées.


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Paroxysm #3 by Amina Bech
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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3172005.htmlWed, 07 Mar 2012 02:06:00 +0100http://je.love.hubert.cowblog.fr/actuellement-je-saigne-du-nez-3172005.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/evites-ca-salit-la-voie-publique-3170533.htmlEvites, ça salit la voie publique.http://je.love.hubert.cowblog.fr/images/lemurdesdisparus1copie.jpg
Mur des disparus, Ploubazlanec


Mon courage dépendra d’une aide au logement qui dépendra d’une bourse. C’est encore si incertain.
Je retiens les colères, les crachats, les injures. Nul intérêt de communiquer avec un mur quand on se sent provisoirement dans une impasse. Ce soir, je vous assure, je redécouvre la tombée de la nuit. Le bleu assombri du ciel et les nuances oranges des réverbères. Mes grands-parents ont pris cette habitude de fermer les volets alors que le jour décline à peine. Ce soir ils ne sont pas là et je suis plantée devant la baie vitrée à vous écrire cet étonnement stupide.

Il faut que je me sorte la Bretagne de la tête. La mer en colère & le printemps qui chante déjà là-bas. Les mimosas criblés de fleurs et le rouge-gorge qui nous regardait retourner la terre du jardin. Pêcheur d’Islande m’a bouleversé. J’ai marché sur ces terres-là, sur le port et la place du marché. J’ai lu les plaques sur le mur des disparus sans vraiment saisir l’ampleur des dégâts et la souffrance.
Je suis de retour à Paris. Le charme s’est envolé et j’ai repensé à lui. A son parfum. Son regard, je peux m’en détourner. Sa présence, je peux la fuir. Mais son parfum, je n’sais pas. Il arrête le temps. Il déchire quelque chose au milieu de ma poitrine. Il est cette petite bricole à laquelle je m’attache parce que je ne peux pas la posséder. C’est faiblement humain.

J’ai reçu un message de lui aujourd’hui. Il me reproche de ne pas lui donner de nouvelles. Quelque chose m’échappe.

Ce type, j’sais pas. C’est un peu comme les mimosas dont la fragrance vous cloue au sol. Sauf que lui, ce grand arbre sec qu’il est, est du genre persistant jusqu’au mois de juin voyez.

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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3170533.htmlMon, 27 Feb 2012 20:18:00 +0100http://je.love.hubert.cowblog.fr/evites-ca-salit-la-voie-publique-3170533.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/distant-dreamer-3169094.htmlDistant dreamer.

Je m'en vais en pays breton mardi matin.
L'attente est juste affreuse.

A mon retour je risque de disparaître de temps à autre. Pour de courtes ou de longues périodes, cela dépendra de l'ampleur de mes déprimes. Parce qu'il faut que je bosse. Ca me passionne, vraiment. Le problème c'est de devoir construire des bâtiments en Kapla sur une zone sismique. J'ai peur que le moindre souffle, aussi léger soit-il, me fasse lâcher prise. C'est que j'suis pas bien musclée pour tenir tout ça les gens.
 
Bref, prenez soin d'vous & pas d'bêtises hein.
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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3169094.htmlSun, 19 Feb 2012 23:37:00 +0100http://je.love.hubert.cowblog.fr/distant-dreamer-3169094.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/ce-que-je-prefere-c-est-quand-tu-m-aimes-de-loin-3168118.htmlCe que je préfère c’est quand tu m’aimes de loin.http://publikart.net/wp-content/uploads/2011/10/PH12.png

Yann Kersalé, Le Sillon noir à Pleubian (Côtes-d'Armor)
 

Je sais que demain, bêtement, je vais avoir un pincement au cœur. Je vais arriver au boulot avec un sourire plus espiègle que d’habitude pour camoufler les nuages dans mes yeux. Peut-être parler des sablés à la lavande en forme de cœur de ma Grand-Mère avec quelques moqueries. Peut-être répondre à certains gentils emmerdeurs de collègues qu’en ce jour particulier chaque parole prononcée ne doit être qu’effusion d’amour. Peut-être taquiner mes tout-petits de mater’ en inventant des couples juste parce que c’est terriblement attendrissant de les voir si intimidés.

Les gens je suis irrécupérable. Ce qui est fou, c’est que j’en rigole. La situation doit me convenir ainsi. Eméchée, je lui ai raconté ma vie sans me rendre compte qu’elle était tranchante pour son palpitant. Tu comprends, mon premier amour c’est la Bretagne. Je n’pense qu’à elle. J’partirai là-bas. Tu sais, j’vais t’dire. J’ai été passionnée et je ne recommencerai pour rien au monde. J’ai tout donné sauf que l’autre, il n’en demandait pas tant. Alors forcément, il a mal rendu. Je suis encore un peu abîmée. Je n’veux pas m’attacher.

Etrange et stupide endive que je suis.  

(Ou alors lorsque je sais que ce n’est pas possible. Lorsque l’on me répond d’aller me faire soigner la tête. Ou bien lorsque l’on me dit que je suis mignonne en me serrant fort contre soi et en me déposant un baiser sur le front, puis adieu. Cette putain de seconde où je me suis sentie bien.)

Toute façon, la Bretagne est mon premier amour. Alors Yann Kersalé l'aprem' à la Fondation EDF et le TGV ouest de 18h22 pour chercher ce sacré bout de femme qu'est ma Maman.
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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3168118.htmlMon, 13 Feb 2012 23:55:00 +0100http://je.love.hubert.cowblog.fr/ce-que-je-prefere-c-est-quand-tu-m-aimes-de-loin-3168118.html
http://je.love.hubert.cowblog.fr/y-a-un-bison-dans-la-cantine-3167424.htmlY'a un bison dans la cantine ?http://fc07.deviantart.net/fs70/f/2011/309/e/b/domino_by_a301p-d4f37sf.jpg
by A301P
 

Tout à l’heure, j’ai pleuré devant les chiottes du boulot. Effarée, ma collègue est restée avec moi, assise dans le couloir de la cantine. « C’est con tu sais, j’le savais que j’me mangerai un râteau. Mais tu vois, c’est comme lorsque le premier domino tombe : tout le reste suit. Chui perdue. »
C’est triste d’avouer son amour à quelqu’un et de récolter son indifférence les jours suivants. Mais comme je suis la reine de la stupidité, à aucun moment ne m’est venue à l’esprit le fait que je tire une tête abominable de dépressive depuis lundi dernier et que forcément, c’est pas engageant. Voire affolant pour ce pauvre garçon qui ne voulait pas me faire de mal.

Il ne pouvait pas savoir que la cause de mes yeux rougis est un 15,32, moyenne générale de mon premier semestre en Master recherche Art de l’image et du vivant (parce que l’intitulé il chie, mais c’est juste une façade.) Je n’en tire aucune satisfaction, aucun mérite. L’indifférence la plus totale. C’est là que tu te rends compte que t’as tout simplement fait le mauvais choix. Et moi je ne sais pas relativiser, je panique. Alors elle, assise dans le couloir de la cantine, elle a relevé quelques dominos. J’ai pu rejoindre ma Fac le cœur moins lourd. Je suis allée à la machine à café avec une copine de mon cours. Elle a pris un thé au citron, moi un thé au lait (ce qui fut une découverte des plus exceptionnelles) et entre deux gorgées je lui ai dit : « Je ne poursuis pas ce Master en deuxième année. » La solution est tellement simple en fait.

Marooned de Pink Floyd est d'une jouissance supérieure à celle de la dégustation d'un thé au lait tout d'même. Et puis demain matin, je vais m'excuser et lui dire que ma nouvelle lubie c'est d'avoir une barbe à la Gimli.
(Je ne comprends vraiment pas pourquoi il ne veut pas de moi.)

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http://je.love.hubert.cowblog.fr/commentaires-3167424.htmlThu, 09 Feb 2012 22:43:00 +0100http://je.love.hubert.cowblog.fr/y-a-un-bison-dans-la-cantine-3167424.html