Tout à l’heure, j’ai pleuré devant les chiottes du boulot. Effarée, ma collègue est restée avec moi, assise dans le couloir de la cantine. « C’est con tu sais, j’le savais que j’me mangerai un râteau. Mais tu vois, c’est comme lorsque le premier domino tombe : tout le reste suit. Chui perdue. »
C’est triste d’avouer son amour à quelqu’un et de récolter son indifférence les jours suivants. Mais comme je suis la reine de la stupidité, à aucun moment ne m’est venue à l’esprit le fait que je tire une tête abominable de dépressive depuis lundi dernier et que forcément, c’est pas engageant. Voire affolant pour ce pauvre garçon qui ne voulait pas me faire de mal.
Il ne pouvait pas savoir que la cause de mes yeux rougis est un 15,32, moyenne générale de mon premier semestre en Master recherche Art de l’image et du vivant (parce que l’intitulé il chie, mais c’est juste une façade.) Je n’en tire aucune satisfaction, aucun mérite. L’indifférence la plus totale. C’est là que tu te rends compte que t’as tout simplement fait le mauvais choix. Et moi je ne sais pas relativiser, je panique. Alors elle, assise dans le couloir de la cantine, elle a relevé quelques dominos. J’ai pu rejoindre ma Fac le cœur moins lourd. Je suis allée à la machine à café avec une copine de mon cours. Elle a pris un thé au citron, moi un thé au lait (ce qui fut une découverte des plus exceptionnelles) et entre deux gorgées je lui ai dit : « Je ne poursuis pas ce Master en deuxième année. » La solution est tellement simple en fait.
Marooned de Pink Floyd est d'une jouissance supérieure à celle de la dégustation d'un thé au lait tout d'même. Et puis demain matin, je vais m'excuser et lui dire que ma nouvelle lubie c'est d'avoir une barbe à la Gimli.
(Je ne comprends vraiment pas pourquoi il ne veut pas de moi.)






Tu te consolera dans les crêpes bientôt, comme nous tous =) !
A cause de toi, j'ai des envies de bison grillé d'un coup....
(Et ui des fois je lis vos blogs =D)